EXTRAITS

 


GABRIEL YARED
 «Si il y a une seule chose qui peut encore aider ce monde, c’est la beauté qu’on apporte dans les choses qu’on fait. Et finalement, on est tous des petits prophètes de rien du tout mais on est là. [...] Et nous dans notre petit domaine, que ce soit dans la chanson, dans la musique de film, dans n’importe quoi que nous faisons, si on introduit de la beauté, [...] si on apporte un peu de ça, alors on a rempli notre rôle.»

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Avec la participation de:

ANTHONY MINGHELLA
«Dès que j’ai rencontré Gabriel, J’ai su qu’on ferait du bon travail ensemble sur mes films. D’une certaine façon, ma musique est comme un acteur du film. Gabriel a la capacité... Il est un peu comme Meryl Streep. A chaque nouveau film, il présente une autre personnalité. On ne le reconnaît pas..»

MICHEL OCELOT
(En parlant d'Azur and Asmar
« Donc voici la séquence du lion écarlate aux griffes bleues. Il [Azur] lui offre des friandises mais au lieu de le tuer, il va jusqu’à lui et le lion est d’accord pour l’amener jusqu’à la falaise noire. Cet ensemble qui semblait juste un ensemble de liaison, avec la musique devient quelque chose d’extraordinaire, [...] ça devient magique et on sent que ces deux êtres, l’humain et le lion, sont des êtres nobles. C’est très peu de choses, mais ça, ça me fait beaucoup d’impression. »

JEAN-HUGUES ANGLADE
«Chaque fois d’ailleurs que j’ai envie de me replonger dans 37°2, je me chante la musique. Et je me suis rendu compte à quel point la musique avait un potentiel pour réactiver les sensations. Et c’est pour ça que [...] je place la musique au-dessus de tout. Vraiment. C’est comme un parfum. Le parfum a aussi quelque chose d’absolument extraordinaire. Ce que ça peut évoquer quarante ans plus tard un parfum... Vous pouvez complètement disjoncter avec un parfum que vous n’avez pas croisé depuis quarante ans et qui vous ramène, qui vous fait un flash-back. Et donc [...] la musique pour moi a ce même pouvoir. »

JEAN-JACQUES ANNAUD
«Tout le monde parle du déclin de la musique classique n’est-ce pas. Sauf que les gens écoutent beaucoup de musique classique sans le savoir en regardant les grands films de cinéma. Le grand cinéma est accompagné par des orchestres classiques. [...] Et c’est pourquoi j’ai énormément de respect, d’affection et d’admiration pour les compositeurs avec lesquels j’ai travaillé, parce que je sais que leur travail à eux va être la musique classique du XXème et XXIème siècle que les générations futures écouteront avec recueillement. Et Gabriel est un de ceux-là.»

MAURICE JARRE
«C’est Schumann qui disait que la musique, elle doit venir soit du cerveau, soit du coeur, mais jamais des doigts. Parce que quand on est pianiste, on peut improviser, dire « c’est pas mal ça », [...] et on a tendance à écrire des choses [...] que les doigts trouvent alors que c’est le cerveau et le coeur qui doivent trouver les mélodies et la musique”

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Avec la participation de:

JEAN ROCHEFORT
(Au sujet du T.N.P.)
« Le rêve, dans un petit endroit clos où les murs s’abbattent par l’imaginaire. C’était ça la musique de Maurice, et le thème. Il était à l’aise là-dedans Maurice... et il a fini à Malibu ! ”

VOLKER SCHLONDORFF
 « Avec Maurice, c’est relativement facile de parler de musique, parce qu’il ne compose pas des petits morceaux pour telle ou telle séquence, mais il voit la musique d’un film comme on verrait la musique d’un opéra.»

GEORGES MILLER
(about Mad Max III)
« La musique de Maurice a quelque chose qui peut suggérer l’immensité. Ce n’est pas pompeux, ou extrèmement orchestré, mais il y a quelque chose dans sa ligne mélodique, dans son orchestration, la manière dont il utilise les voix de ses instruments qui d’une certaine manière suggère des paysages épiques, [...] d’une certaine façon la musique de Maurice est capable de vous donner quelque chose qui est tridimensionnel. »

PETER WEIR
« Quand Maurice travaille et qu’il est entré dans les thèmes et les émotions générales, et qu’il a une idée, par exemple il se rend chez moi, joue au piano [...] et puis il est en train de jouer, il vous regarde comme ça, vous voyez, sous ces sourcils, vous savez.... comme ça. Il remarque tout et il devient extèmement sensible [...] et il peut voir par exemple un petit froncement sur mon visage et il dit “tu n’aimes pas ça, je peux faire ça sinon. Ou ça. Et si on allait plutôt vers ça ?” Et il observe mon visage. […] Il ne pense à rien d’autre qu’à la musique à ce moment précis. »